
Pièce par pièce, l’exposition Sans réserve» du prix 2025 de l’association COAL (Coalition pour une écologie culturelle) au Musée de la Chasse et de la Nature se déguste par petites bribes.
« L’océan est immense et inconnu, mais m’inspire confiance »
Dans la salle de la licorne, la vidéo de l’artiste chorégraphe chilienne Marcela Santander Corvalán rappelle et conscientise par un exercice méditatif l’importance de l’eau dans l’apparition de la vie sur Terre. Elle rappelle quelques chiffres vertigineux quand ils sont accumulés : l’eau représente 70% de nos corps, 95% de nos yeux – « tu vois le monde à travers l’eau », dit-elle –, 55% de notre sang. Ce qui expliquerait son ressenti confus : « L’océan est immense et inconnu, mais m’inspire confiance. »

Dans le Salon du cerf et du loup, la lauréate du Prix COAL Charlotte Gautier van Tour expose dans des sculptures de verre « le sang des glaciers », nom donné aux microalgues rouges qui prolifèrent en haute altitude, colorent la neige et accélèrent sa fonte.

Pour ce faire, elle a récolté des algues dans les Alpes à l’aide de scientifiques, puis les a enfermées dans ces sculptures de verre aux formes intrigantes qui semblent habitées, « gestantes ».

Enfin dans la salle d’armes, l’installation de Clara Niveau-Juteau, lauréate du prix COAL Etudiant, résonne particulièrement avec son contexte. Les fusils de chasse rappellent que la cape à l’inscription « De l’eau jaillit le feu », pourtant symbole de joie et d’art dans la lutte politique, a été confisquée par les forces de l’ordre lors du Village de l’eau de Melle en 2024.
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