
Prince Gyasi met cette faculté au service de ses photos afin de provoquer des émotions. « Quand je commence une œuvre, j’esquisse d’abord l’idée ou le concept, je conçois le décor et je sélectionne la palette de couleurs en fonction de ce que je veux transmettre. Je puise dans mon esprit et visualise la couleur que le mot ou le problème prend lorsqu’il est écrit ou prononcé. » Dans Fatherhood, l’artiste photographie un enfant assis sur les épaules d’un homme, face à un mur rouge. Le noir représente le sacrifice. Le rouge, le travail. Prince Gyasi cherche à figurer le sacrifice par le travail du père pour l’enfant, ou de l’enfant pour lui-même dans un pays où beaucoup d’enfants n’ont pas de père selon l’artiste. « J’observe les problèmes qui m’entourent et j’identifie ce qui doit être mis en lumière. Puis je cherche à exprimer à la fois le problème et sa solution possible », explique l’artiste.

Derrière l’apparente gaité de ses univers colorés, il évoque la pauvreté, l’éducation, la place des femmes…. Dans Ignorance cost money too, il envoie un message critique à ceux qui estiment que l’éducation coûte trop cher pour être développée au Ghana.
« J’observe les problèmes qui m’entourent
et j’identifie ce qui doit être mis en lumière »
Remerciements à MAĀT GALLERY, Paris 3e.
Prince Gyasi est exposé à la Maison des Arts de Créteil, dans le cadre de la Biennale Photoclimat, en collaboration avec France Terre d’asile (franceterreasile.org), association de défense du droit à l’asile et des personnes exilées, et L’Œil Sensible (loeilsensible.org).
Horaires : du mardi au vendredi, de 10h à 18h, le samedi de 12h à 18h et les soirs de représentation. Jusqu’au 1er mars 2026.
Plus d’informations sur : maccreteil.com




